Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 19:19

Polissons & Galipettes [deconstructed]

A l’origine : une composition fraîche et impertinente de douze courts-métrages libertins du début du siècle dernier. Véritables petites curiosités du patrimoine cinématographique, ces films étaient projetés à l’époque dans les salles d’attente des maisons closes. Restauré par les Archives du Centre National de la Cinématographie, ce programme interdit au moins de 18 ans (mais pas classé X !) a été présenté au Festival de Cannes en 2002, à la Quinzaine des Réalisateurs.
En 2009, en réponse au cloisonnement et au formatage industriel du XXIème siècle imposés à la pornographie, l’idée est venue de “contemporanéiser” Polissons et Galipettes et de combattre les préjugés : le sexe sera gai, libre, tendre, égalitaire, personnel et universel tout à la fois !

Ainsi est né Polissons & Galipettes [deconstructed] : douze nouveaux films déconstruits par l’artiste multimédia Cécile Babiole, avec la complicité de Michel Reilhac, sur une musique originale composée par le duo de DJ finlandais qui explose, Renaissance Man ! Douze films tour à tour drôles et sensuels, mis en musique de façon surprenante et entraînante, qui sont autant de préliminaires malicieux, de caresses enivrantes, de coïts endiablés, d’hallucinations extatiques, sur fond de chœurs d’opéra sous acide, de rythmiques hip hop orgasmiques, ou encore d’électro ambient mystique !

Ludiques, hypnotiques, extatiques ! Place aux années folles version 2009, à savourer dans l’intimité ou en société, sans modération !

DVD collector disponible en avant-première dès à présent ici !

Ne manquez pas la soirée de lancement le 16 décembre ici !

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 19:10

Génèse du projet

Boudoir

En 2002, les films réunis dans POLISSONS ET GALIPETTES par Michel Reilhac m’avaient frappée par leur vitalité et leur audace, caractéristiques d’une époque où la pornographie semblait follement épanouie car libre, décomplexée, voire assainissante, se jouant allègrement des clichés et d’elle-même, loin des codes d’une logique industrielle qui en font aujourd’hui un genre forcément répréhensible et partisan.
Cette liberté de ton, résolument moderne au début du siècle dernier, me fascinait d’autant plus que le XXIème siècle semble aller vers toujours plus de cloisonnement et d’idées reçues : la pornographie ne peut être que maladive, avilissante, laide, et même sexiste (quel que soit le sexe considéré) !
Alors le pari était de “contemporanéiser” POLISSONS ET GALIPETTES et de combattre les préjugés : le sexe sera gai, libre, mystérieux, sensuel, égalitaire, personnel et universel.

Pour entériner cette idée, il fallait des artistes talentueux et affranchis, à l’image du projet.
L’artiste multimédia Cécile Babiole, dont les recherches transversales et l’univers ludique nous ont immédiatement séduits, Michel et moi, a apporté au projet son énergie, son humour et sa vision jamais figée d’une sexualité intemporelle et en mouvement, accessible à tous : elle réussit ainsi à questionner nos systèmes de représentation en revisitant les images du projet originel avec appétit et subtilité.
Pour la musique, je connaissais Arnaud Frisch, producteur défricheur de talents (Birdy Nam Nam, Yuksek, Brodinski etc.) et son label de musique électronique Savoir Faire, passionné par les collaborations artistiques transversales. Pour remixer POLISSONS ET GALIPETTES, Michel et moi recherchions un style musical rythmé et entraînant, sans être pour autant trivial ou didactique. Il fallait que cette musique ait de l’épaisseur, une profondeur, une personnalité, à l’instar de la pluralité des facettes d’une sexualité épanouie et infinie ! En proposant le projet au duo d’artistes finlandais, Martti et Ville, formant le groupe Renaissance Man, Arnaud Frisch et Emmanuel Barron -directeur artistique de Savoir Faire- ne se sont pas trompés : passionné par les arts graphiques et l’architecture, le duo de Renaissance Man a immédiatement été conquis par le projet et s’est lancé, corps et âme, dans une composition originale pour 12 nouvelles vidéos déconstruites par Cécile Babiole, avec la complicité de Michel Reilhac.
De cette rencontre artistique qui réconcilie le féminin et le masculin, le chaud et le froid, la sensualité latine et l’énergie scandinave, on retiendra côté image les préliminaires malicieux, les caresses enivrantes, les coïts endiablés, les hallucinations extatiques, et côté son les chœurs d’opéra sous acide, les rythmiques hip hop orgasmiques, l’électro ambient mystique !
On passe au final, dans et par la musique, par tous les états d’un sexe libre et assumé, à consommer sans modération, chez soi, entre amants ou amis, confortablement lovés, ou au contraire en pleine action/émotion !

POLISSONS & GALIPETTES [DECONSTRUCTED] c’est au final 12 vidéos déconstruites par Cécile Babiole et mises en musique par Renaissance Man, à découvrir en salles, à savourer en DVD (avec différentes playlists en fonction des humeurs !) ou à expérimenter, en étant immergés, le temps d’une installation ou d’une performance qui ne s’oubliera pas de si tôt !

Bich-Quân Tran

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 19:06

Note d’intention de Michel Reilhac

ReflectionLorsque le film “Polissons et Galipettes” a commencé sa carrière publique, en festivals puis en salles et en vidéo, j’ai reçu plusieurs demandes d’artistes et de musiciens qui souhaitaient utiliser une partie des images pour les remixer ou les utiliser en vj-ing dans des clubs. Cela a permis de tester quelques situations intéressantes de confrontations entre ces images désuètes mais fort toniques, et des musiques électroniques.
Je me suis vite rendu compte qu’il y avait là un potentiel de créer des rapprochements drôles et complètement décalés. D’ailleurs la question de la musique s’était déjà posée au moment du choix de l’accompagnement musical du film lui-même. J’ai finalement fait le choix d’un accompagnement au piano, confié au talent d’Eric Le Guen, parce que je trouvais mieux de rester proche de l’esprit de l’époque qui avait vu émerger ces drôles de petits films pirates. Mais j’avais fait déjà quelques essais avec des musiques d’aujourd’hui et on voyait immédiatement que c’était une piste excitante…

Quand Bich-Quân Tran, l’éditrice du DVD chez Blaq Out, m’a proposé de décliner “Polissons et Galipettes”, c’est donc très naturellement que nous sommes repartis sur la piste d’un mariage de ces images avec une musique électronique dansante.
Je connaissais Cécile Babiole depuis l’époque où elle mixait des images en direct, en situation de concert. Je l’avais invitée au Forum des Images que je dirigeais. Aussi lorsque Bich-Quân m’a reparlé d’elle pour faire le remix des images, c’était comme l’évidence d’une retrouvaille, d’autant plus qu’entre temps Cécile avait complexifié et diversifié son travail sans rien perdre de son plaisir ludique.
Avec Cécile Babiole, on a alors décidé d’essayer plein de déclinaisons que nous inspiraient les films en les déconstruisant complètement. On est alors partis sur l’envie d’en faire des sortes de clips à chaque fois tripatouillés complètement différemment.
Puis on a rencontré Arnaud Frisch et Renaissance Man dont l’enthousiasme pour le projet était tel qu’ils ont tout de suite proposé de faire une composition originale. Alors voilà, l’envie de cet objet décalé a ainsi abouti à cette nouvelle compilation de vidéos qui donnent autant envie de danser, chez soi, dans des fêtes ou dans des clubs que de regarder les jeux bizarres que ces images jouent.
Curieusement je trouve que de ces jeux formels entre images pornographiques désuètes et musiques d’aujourd’hui naît une sensualité étrange, ludique et non explicite, dans lesquels les corps et les organes perdent leur genre. J’aime bien cette impression de confusion dans lesquels les caresses et les accouplements deviennent des sortes de déclinaisons et des combinaisons purement organiques, indéfinissables, pour lesquelles les notions de masculin ou féminin n’ont plus aucun sens. Comme une quête de plaisirs, d’emboîtements et d’échanges qui, comme la danse et la musique, ne se posent pas d’autres questions que la sensation profonde et intime.

Michel Reilhac

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 19:03

Note d’intention de Cécile Babiole

Mosaique
Ce qui m’a immédiatement plu en découvrant les films originaux c’est leur caractère frais, touchant, drôle et pas du tout scabreux, une anthologie de curiosités piquantes et coquines et en plus pas sexistes !
Je les ai interprétés comme appartenant à un âge d’or perdu du cinéma pornographique où les acteurs ne sont pas des professionnels de l’exhibition en gros plan, mais se comportent avec un grand naturel et n’hésitent pas à regarder parfois l’opérateur caméra.

Pour le remix j’ai travaillé les films originels dans trois directions :

1) Rythme et burlesque

Il paraissait important de garder la fraicheur et même d’accentuer la drôlerie en travaillant le montage de manière rythmique par exemple grâce à des boucles ou des répétions comme dans Fellation, ces boucles pouvant être mariées à des accélérations (Quatuor).

2) Poésie de certains gestes

Une autre direction consiste à mettre en valeur la délicatesse de certain mouvements ou postures, grâce à un étirement du temps, par exemple dans Caress, cet étirement allant jusqu’à un extrême ralenti où le mouvement semble flottant, suspendu comme dans Beauty.

3) Esthétique de l’extase

Ces manipulations temporelles sont complétées par des manipulations spatiales des images.
J’ai adopté pour certaines séquences une esthétique très “sensorielle” en travaillant sur l’image-même de manière psychédélique à travers des distorsions, contorsions, courbures, multiplication des figures, effets de miroir, se prêtant bien à l’idée qu’il s’agit de mettre en scène une jubilation extatique (Ondulation, Mosaïque, Anamorphosis, Metamorphosis…)

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 19:00

Entretien avec Savoir Faire et Renaissance Man

Menage a trois“J’ai tout de suite pensé aux Renaissance Man pour le projet,” explique Emmanuel Barron, directeur artistique du label Savoir Faire (qui produit également Birdy Nam Nam, Yuksek, The Bewitched Hands on the Top of Our Heads, ou encore The Aikiu entre autres). “Je venais de rentrer de Berlin ou nous avions passé deux jours à définir, avec Ville et Martti [les artistes qui composent le duo de Renaissance Man], les grandes bases de notre collaboration, mais aussi et surtout ce qu’ils avaient en tête pour la suite du projet Renaissance Man. Le parcours atypique de ces deux activistes finlandais, leur historique d’étudiants en architecture et arts graphiques, et leur souhait de rester toujours en contact avec la création contemporaine, en marge des frontières de la scène musicale électronique, m’ont donc poussé à provoquer la rencontre avec Cécile Babiole sur cette relecture contemporaine de “Polissons et Galipettes”.
Redécouvrir le monde libertin du début du siècle, mis en avant par le travail de Michel Reilhac, vous fait prendre en pleine gueule la tristesse de notre société dans son rapport à la sexualité, une société partagée entre puritanisme soft et porno siliconé.
Les pays scandinaves et leur culture calviniste sont un peu les champions européens du puritanisme et incarnent en même temps le mythe de la blonde siliconée. Je trouvais intéressant de confronter mes nouveaux comparses de Renaissance Man au libertinage malicieux de cette œuvre intemporelle.”

Qu’est-ce qui vous a intéressés dans le projet Polissons & Galipettes [deconstructed] ?
Martti : c’est à la fois le sujet abordé –la pornographie–, la façon dont il est abordé –avec humour, décalage et modernité–, et une forme de challenge pour nous, la possibilité d’explorer des voies musicales autres, hors des sentiers battus de la musique de dance floor. C’est un peu comme le design, sauf qu’au lieu de partir d’un concept, nous sommes partis de la matière brute.
Ville : oui, nous avons tout de suite été confrontés aux images de Cécile Babiole, sans préalable. Mais c’est justement cela qui nous a plu, des images totalement surprenantes, desquelles se dégageaient un mélange de fraîcheur et de modernité étrange. Nous avons été immédiatement séduits !

Comment avez-vous travaillé sur le projet ? Dans quelle(s) direction(s) ? Selon quelle(s) inspiration(s) ?
Ville : il était hors de question d’utiliser des musiques existantes. La composition était vraiment au cœur de notre approche. Et nous avons abordé ce travail de façon très spontanée, sans vraiment se poser de barrières, ni de limites. Lorsque nous avons découvert les images de Cécile, pour nous il était clair qu’il nous fallait composer une musique spécifique, sans pour autant que celle-ci soit illustrative de façon simpliste. Nous avons travaillé en ressentant les images et la musique, c’était indubitablement plus viscéral que conceptuel.
Martti : Musicalement, notre inspiration est partie d’une façon de faire : les films sélectionnés par Michel Reilhac étaient réalisés entre deux, avec très peu de moyens, de façon quasi amateur (on voit notamment les acteurs repositionner leur moustache ou jeter des coups d’œil à la caméra). Du coup, plusieurs des sons et instruments que nous sommes allés chercher provenaient pareillement de productions amateurs, de youtube par exemple. Bien entendu, de la même manière que Cécile a retravaillé les images de façon très sophistiquée, nous avons quant à nous retravaillé les sons à notre façon.
Ville : Après, il y a des vidéos qui sont plus narratives, et d’autres qui sont plus abstraites, et bien sûr nous avons tenu compte de cela, et des émotions qui se dégagent.
Martti : Exactement. Les vidéos plus abstraites nous ont davantage inspiré des ambiances, des atmosphères, des états d’esprit, ou au contraire des émotions, quelque chose entre la contemplation et le rêve, voire l’hypnose…
Ville : Tandis que les vidéos plus narratives parlent souvent d’elles-mêmes.
Martti : Oui, elles ont un rythme interne, qui leur est propre. Comme Fellatio par exemple ! (rires)

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 18:30

Polissons & Galipettes fait son Antisocial

16 décembre 2009 21:00à17 décembre 2009 5:00

Social Club


Ne manquez pas la soirée Polissons & Galipettes fait son Antisocial au Social Club (Paris) le 16 décembre avec :

SERGE BOZON (freakbeat, DIY punk, bubble-gum, pop-sike etc / FR)
PLANNINGTOROCK (Rostron Records / DFA Records / USA)
RENAISSANCE MAN (Dubsided / Sound Pellegrino / Kitsuné / FIN)
JACKSON (Warp / Sound of Barclay / DE)

Mercredi 16 décembre 2009
Polissons et Galipettes fait son antisocial
23h / Gratuit

SOCIAL CLUB - 142, rue Montmartre - 75002 Paris
Métro : Sentier et Bourse (3), Grands Boulevards (8, 9)
www.parissocialclub.com

Presse uniquement : réservation requise au 01 42 77 88 20 pour accès “très spécial”…

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 18:28

Le DVD est disponible en avant-première dès le 8 décembre ici :

Blaq Out la boutique // 52 rue Charlot // 75003 Paris
Boutique MK2 Bibliothèque // 128-162 avenue de France // 75013 Paris
Boutique MK2 Quai de Loire // 7 quai de la Loire // 75019 Paris
Chalet Pointu // 10 rue des Goncourt // 75011 Paris
Colette // 213 rue Saint-Honoré // 75001 Paris
Librairie du Palais de Tokyo // 13 avenue du Président Wilson // 75116 Paris
Potemkine // 30 rue Beaurepaire // 75010 Paris
Vidéosphère // 105 bd St Michel // 75005 Paris

Sur internet sur le site dissidenz.com :
cliquez ici pour acheter le DVD ou télécharger le film en vidéo à la demande !

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 18:24

Le film et le DVD

Lors de sa sortie en salles en France le 24 juillet 2002, Polissons et Galipettes fut le premier film à bénéficier du retour dans la classification des films de l’interdiction aux moins de 18 ans.
Polissons et Galipettes nous offre en effet un regard sur la liberté et les fantaisies sexuelles de nos aînés du début du XXème siècle, et rejoint incontestablement notre patrimoine historique et cinématographique. Le film a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes 2002.

Le DVD du film est sorti en 2003 et comporte plusieurs sujets en guise de bonus :
- “Histoire du cinéma clandestin des maisons closes” (45 mn) : discussion animée par Jean-François Rauger, avec Michel Reilhac, Jean-Pierre Bouyxou et Zaza
- “Tout art est érotique” (29 mn) : commentaire filmé de Gilles Néret sur l’évolution de l’art érotique à travers les siècles

Jean-François Rauger, journaliste au Monde, occupe également le poste de programmateur à la Cinémathèque Française.
Jean-Pierre Bouyxou est écrivain, cinéaste et journaliste à Paris-Match. Il était par ailleurs rédacteur en chef du magazine Fascination de 1978 à 1986.
Zaza est éditrice et rédactrice en chef du magazine Dresseuse.
Ancien directeur du Forum des Images à Paris, Michel Reilhac est actuellement Directeur d’Arte France Cinéma. Il est également fondateur de la société de production Mélange, créée en juillet 1999. C’est au sein de cette structure qu’il a produit Polissons et Galipettes ou encore développé des projets tels que “Le Goût du Noir” (événements –dîners, cocktails, dégustations, mais aussi parcours initiatiques ou talk show télévisuel– plongeant le public ou les intervenants dans l’obscurité totale afin de favoriser l’échange entre publics malvoyant et voyant).

Gilles Néret est historien, journaliste, écrivain, correspondant de musées. Il a organisé au Japon de nombreuses rétrospectives. Membre fondateur du musée Seibu et de la Galerie Wildenstein à Tokyo, il a été successivement rédacteur en chef et directeur de L’Oeil et de Connaissance des Arts. Il est l’auteur de monographies consacrées à Manet, Toulouse-Lautrec, Renoir, Cézanne, Klimt, Picasso, Botticelli, David, Dali, Matisse… et a reçu le prix Elie Faure 1981 pour sa collection “A l’école des grands peintres”. Il a publié des ouvrages de synthèse sur Les Naïfs, Les Impressionnistes, L’art des années 20 et L’art des années 30, Salvador Dali, l’œuvre peint. Il a publié chez Taschen une collection non exhaustive d’ouvrages consacrés à l’art érotique (Erotica Universalis, Dessous, Pussy Cats, Angels, Devils…) qui se sont vendus à l’heure actuelle à plus de 11 millions d’exemplaires dans le monde entier.

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 18:23

Le DVD

Le DVD, proposé en édition limitée dans un luxueux coverpack collector, contiendra :
- le film : Polissons & Galipettes [deconstructed] (edit version)
- un accès individuel à chaque vidéo
- 3 bonus cachés
- 6 playlists

Packshot 2

Polissons & Galipettes [deconstructed] (edit version)
Un programme de 12 vidéos, projetées comme un seul film d’une durée totale de 54 minutes, destinées à être projeté en salles ou dans le cadre de festivals cinéma/musique/arts.
1. Beauty (3’53’’)
2. Fellatio (5’50’’)
3. Frenzy (1’09’’)
4. Mosaïque (5’04’’)
5. Caress (1’49’’)
6. Massage (3’56’’)
7. Buried Treasure (5’30’’)
8. Metamorphosis (7’13’’)
9. Ménage à trois (2’23’’)
10. Ondulation (2’24’’)
11. Quatuor (2’20’’)
12. Reflection (9’40’’)

Les bonus cachés
13. Voyeur (1’15’’)
14. Boudoir (7’10’’)
15. Anamorphosis (6’31’’)

Les playlists
… pour des usages et/ou ambiances différentes :
- All Audience (1, 4, 5, 8, 14) (25’09’’) : s’adresse à un public, comme son nom l’indique, quasiment “tous publics” ! (à noter que la notion peut avoir évolué au cours de ces dernières années…)
- La vie en rose (2, 4, 6, 8, 9, 12, 14) (41’16’’) : attention les yeux !
- Abstract rework (4, 8, 10, 12, 14, 15) (38’02’’) : pour stimuler l’imagination…
- Orgasmix (2, 3, 4, 7, 12) (27’13’’) : laissez-vous porter par les rythmiques clubbing de cette playlist !
- Voodoo Lounge (3, 5, 6, 10, 12) (18’58’’) : incantations, rituels, hypnose, transe sont les maîtres mots !
- Random Mix : lecture aléatoire de toutes les vidéos pour surprendre et se laisser surprendre…

Caractéristiques techniques du DVD : DVD 9, NTSC, multizone, format 1.33.

Publié par Dissidenz le 08/11/2009 à 18:12

Leçons de choses par Michel Reilhac

“Il semble que dès les premiers jours du cinéma muet, la caméra ait servi à satisfaire les besoins les plus primaires du voyeurisme qu’elle permettait d’assouvir en filmant les ébats amoureux. Il est certain en tout cas que toute une production clandestine s’est très rapidement, dès le début du vingtième siècle, mise en place pour alimenter les collections érotiques d’amateurs.
Ces films ont été programmés en séances à heures fixes dans les salons d’attente des bordels sophistiqués.

Tournés en douce, en une après-midi, entre copains, et avec la participation très active des demoiselles du bordel voisin pour quelques sous, ils étaient évidemment, entièrement anonymes, ce qui empêche aujourd’hui toute identification sérieuse des auteurs réels et des participants.
Il est assez drôle d’ailleurs de voir comment plusieurs de ces “comédiens” s’escriment à rajuster leurs perruques ou moustaches postiches dans le souci de ne pas être reconnus. Néanmoins, il faut reconnaître que la plupart de ces films sont empreints d’une insouciance et d’une naïveté qui tranche avec l’esprit des films pornographiques d’aujourd’hui.

Certains de ces films “détournés” ont d’ailleurs été faits avec la complicité et la participation directe des metteurs en scène eux mêmes, dont certains parmi les plus illustres.
Il suffit de regarder attentivement le cadre et la lumière de quelques-unes de ces images pour voir qu’elles portent clairement la marque d’un grand professionnel et ce malgré le montage bâclé, et l’argument narratif des plus ténus.
La signature de ces auteurs est aussi révélée par l’absence de regards caméra extrêmement fréquents dans la quasi-totalité des autres films, accompagnés souvent en plus de commentaires parlés par les acteurs à destination de personnes hors champs.

Ces films clandestins sont parvenus jusqu’à nous un peu par hasard et font désormais partie de notre histoire, de notre patrimoine. Ils nous permettent de porter un regard très intime sur la vie d’alcôve de nos ancêtres.
Bien sûr, il serait ridicule de prétendre que les pratiques sexuelles d’autrefois se résumaient à ce genre d’exercices. La vie a toujours été autrement plus complexe.
Mais à leur manière, ces images nous projettent dans une relation au temps passé beaucoup plus physique et nous montrent comment la mécanique humaine ne se démode pas.”

–Michel Reilhac (2002)

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